Le paysage des études de santé en France connaît une transformation majeure qui modifie profondément les modalités d’accès aux formations médicales et paramédicales. Alors que le système actuel reposant sur le PASS et la LAS approche de sa fin programmée, de nouvelles opportunités se dessinent pour les étudiants souhaitant intégrer les filières de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie. Cette évolution répond à des enjeux territoriaux et pédagogiques importants, tout en cherchant à préserver l’excellence de la formation.
Les nouvelles voies d’admission parallèles aux filières traditionnelles
La réforme des études de santé prévue pour 2026 marque un tournant décisif dans l’organisation de l’accès aux filières MMOPK. Mise en place initialement en 2020, le système PASS et LAS avait pour ambition de diversifier les profils des candidats et de réduire la pression inhérente aux concours traditionnels. Toutefois, cette architecture se trouve aujourd’hui remise en question face aux inégalités territoriales persistantes, avec notamment vingt-cinq départements dépourvus d’une première année d’accès aux études de santé. Pour accompagner cette transition, des structures comme la prépa médecine à Clermont-Ferrand proposent un accompagnement spécifique avec des effectifs limités à vingt-cinq étudiants par classe et un taux de réussite attendu de soixante-six pour cent pour l’année 2024-2025.
Le gouvernement a annoncé la fin des filières PASS et LAS à la rentrée 2027, marquant ainsi l’aboutissement d’un processus de transformation progressive. L’Université de Versailles Saint-Quentin expérimentera dès la rentrée 2026 un parcours unique baptisé One LAS, qui proposera sept cents places en sciences et technologies ainsi que quatre-vingt-six places pour la filière rééducation-réhabilitation. Cette expérimentation préfigure une généralisation probable à la rentrée 2027, même si l’échéance la plus réaliste pour une mise en œuvre complète pourrait se situer en 2028. Parallèlement, la réforme prévoit la fin du numerus apertus, mettant ainsi un terme au système des quotas fixes pour les admissions en deuxième année.
Les passerelles universitaires après une licence scientifique
L’une des innovations majeures de la réforme réside dans le développement des passerelles permettant aux titulaires d’une licence scientifique d’accéder aux études de santé. Ces dispositifs constituent une véritable nouvelle chance pour les étudiants ayant emprunté un parcours universitaire classique avant de se tourner vers le domaine médical. Les filières seront recentrées sur les disciplines contributives, permettant ainsi une meilleure cohérence entre la formation initiale et les exigences des études de santé. Cette approche favorise l’émergence de profils plus diversifiés, enrichissant ainsi les promotions futures de compétences variées acquises lors de parcours universitaires antérieurs.
Les universités d’Île-de-France, incluant Paris Cité, Paris-Est Créteil, Paris-Saclay, Sorbonne Paris Nord, Sorbonne Université et Versailles Saint-Quentin, travaillent à l’harmonisation de ces passerelles pour garantir une équité territoriale dans l’accès aux formations. Cette logique territoriale constitue un axe majeur de la réforme, cherchant à corriger les déséquilibres constatés depuis plusieurs années. L’augmentation de vingt-cinq pour cent des places en médecine par rapport à la période antérieure à 2017 témoigne de la volonté de former davantage de professionnels de santé tout en diversifiant les modalités d’accès.
Les admissions sur titre et parcours atypiques reconnus
Au-delà des passerelles universitaires classiques, la réforme valorise également les parcours atypiques et les admissions sur titre. Cette ouverture permet de reconnaître des compétences acquises dans des contextes différents, qu’il s’agisse d’expériences professionnelles dans le secteur de la santé ou de formations complémentaires démontrant une motivation et une capacité d’adaptation. Les établissements disposent ainsi d’une plus grande marge de manœuvre pour identifier les candidats susceptibles de réussir dans les études médicales, même lorsque leur parcours ne correspond pas au schéma traditionnel.
Cette reconnaissance des parcours atypiques s’inscrit dans une volonté d’enrichir la profession médicale de profils variés, apportant des perspectives et des compétences complémentaires. Les structures d’accompagnement, notamment celles situées face à l’Université Clermont Auvergne, intègrent dans leur équipe pédagogique des docteurs en sciences, des PhD, des chimistes et des ingénieurs, garantissant ainsi une excellence pédagogique adaptée à la diversité des profils. Les supports de cours sont spécifiquement élaborés pour optimiser l’apprentissage, tandis que l’accès à des outils numériques performants facilite l’acquisition des connaissances.

Préparer son dossier pour intégrer les études de santé par voie alternative
L’intégration des études de santé par les voies alternatives nécessite une préparation méthodique et anticipée. Les candidats doivent constituer un dossier solide démontrant non seulement leurs compétences académiques mais également leur motivation et leur capacité à réussir dans un environnement exigeant. Les préparations proposées, qu’il s’agisse du PASS, du PASS-R ou de la LAS, offrent un accompagnement structuré pour maximiser les chances de succès. L’engagement des établissements en matière de garantie de réussite repose sur une pédagogie éprouvée et une organisation optimale des effectifs.
Les compétences et expériences valorisées lors de la sélection
Les commissions de sélection accordent une attention particulière aux compétences transversales développées par les candidats. Au-delà des résultats académiques, les capacités d’apprentissage, la gestion du stress et l’aptitude au travail en équipe constituent des critères déterminants. Les expériences dans le domaine de la santé, qu’elles soient bénévoles ou professionnelles, apportent une valeur ajoutée significative au dossier. Les structures d’accompagnement développent spécifiquement ces compétences à travers des programmes annuels visant à renforcer les capacités d’apprentissage et la gestion du stress inhérent aux études de santé.
La proposition de loi adoptée pour instaurer une voie unique d’accès aux études de santé pourrait impliquer le retour du redoublement, offrant ainsi une seconde chance aux étudiants ayant échoué à leur première tentative. Cette évolution potentielle modifie la stratégie de préparation, incitant les candidats à construire un parcours cohérent sur plusieurs années si nécessaire. Les étudiants déjà inscrits en PASS et LAS conservent leurs droits et pourront poursuivre leurs études en LAS 2 et LAS 3, bénéficiant de mesures transitoires spécifiques dont les modalités seront précisées par des ajustements nationaux et locaux attendus durant l’été.
Le calendrier et les démarches administratives à anticiper
La planification constitue un élément crucial pour réussir son intégration dans les études de santé par voie alternative. Le calendrier de la réforme s’étale sur plusieurs années, avec une rentrée 2025 maintenant le système PASS et LAS inchangé, suivie de l’expérimentation à l’Université de Versailles Saint-Quentin en 2026. La généralisation probable interviendra en 2027, bien que l’échéance réaliste pour une mise en œuvre complète puisse être repoussée à 2028. Les candidats doivent donc anticiper ces évolutions pour adapter leur stratégie d’orientation en conséquence.
Les événements d’information constituent des moments privilégiés pour découvrir les formations et échanger avec les équipes pédagogiques. Les journées portes ouvertes, comme celle prévue le 6 juin 2026, et les journées d’immersion, telle que celle programmée le 30 mai 2026, permettent aux futurs étudiants de se projeter concrètement dans leur parcours. Ces rencontres offrent l’opportunité de comprendre les engagements des établissements en termes d’excellence pédagogique et d’accompagnement personnalisé. Les préparations en Première Elite, Terminale Santé ou PAES FR et EU complètent l’offre de formation, permettant à chaque profil de trouver le parcours adapté à ses besoins et à son projet professionnel.